Voici un de mes derniers articles écrits depuis Berlin, puisque je pars jeudi prochain, dans 4 jours, au terme de 7 mois à Berlin. Mais avant de rentrer, j’ai encore eu le temps d’expérimenter deux-trois trucs assez sympas. Tout d’abord, un week-end à Magdeburg avec Sandy, dont c’est la ville d’origine. Je passe sur les marchés de Noël qu’on a fait, bien que je dois dire que ces deux-là m’ont plus plu que ceux de Berlin. J’y ai notamment fait l’acquisition d’un Schützengel (ange gardien) que je destine à ma voiture. Et au grand désespoir de Justine, je dois dire que mon ange me paraît clairement sexué : c’est une fille !
Ce que j’ai vu de Magdeburg, et qui m’a particulièrement plu, c’est la Hundertwasser-Haus ; ainsi nommé à cause de son créateur, Friedrich Hundertwasser, dont ce fut la dernière création. Ce bâtiment abrite des logements et des petites échoppes d’artisans, et on n’y retrouve pas 2 fois le même élément d’architecture, que ce soit une fenêtre, une colonne en céramique, ou un robinet. Cette Grüne Zitadelle (citadelle verte) a été pensée comme une « oasis pour l’humanité et la nature dans une mer de maisons rationnelles ».
L’autre chose que j’ai testée aujourd’hui même, et que je ne regrette définitivement pas, fut ma 1ère fois en luge ! A Berlin, il y a juste à côté de chez nous, à quelques stations de bus, la forêt de Grünewald, qui est actuellement ensevelie sous la neige :
Avec Daniela, nous voilà donc parties avec en guise de luge, deux sacs poubelle verts. Nous avons rejoint une multitude de familles berlinoises, équipées de luge de course pour certaines, traditionnelles, en bois. Tout ça me rappelait mes vacances au ski en famille, avec les pieds qui s’enfoncent dans la neige, le bruit de la neige qui crisse sous les pas, et des pistes de neige aménagées par et pour les luges.
Mais je crois que le plus rapide pour vous montrer ça sera de vous montrer ces vidéos prises au milieu d’éclats de rire.
… Ou l’histoire incroyable de Tété venant me rendre visite ! Et pour cela, elle n’a pas choisi la facilité : choisissant le week-end le plus froid depuis que je suis à Berlin, dédaignant les chaudes températures de l’été, elle a décidé de venir le week-end dernier. Comme elle le dit si bien elle-même : « après tout, je n’ai jamais vu Berlin qu’en hiver, sous un ciel gris, alors pourquoi changer ? ». Car notre Théréz n’est pas une novice, ça non. Déjà venue deux fois à Berlin, elle m’a gentiment épargné le circuit mille fois traversé de la Porte de Brandebourg au Berliner Dom. Et m’a demandé à la place un week-end underground, histoire de découvrir l’autre Berlin, celui qui bouge.
Ni une ni deux, je lui ai concocté un programme ultra dense, car nous n’avions que 3 jours. Samedi matin, je m’extrais péniblement de mon lit aux aurores, pour aller chercher Tété à l’aéroport, car elle a eu la bonne idée d’atterrir à Schönefeld, et non à Tegel, qui se trouve à 15 minutes en bus de chez moi. Alors que là, une heure, deux bus et quasiment une ligne de métro entière plus tard, me voilà arrivée à Schönefeld. Tout de même, elle aurait pu se donner la peine de détourner l’avion histoire de le faire atterrir à Tegel, mais bon…
Nous voilà sur le chemin du retour, après avoir soigneusement sélectionné notre S-Bahn (montées dans un, ressorties en vitesse parce que j’ai cru que ce n’était pas le bon, puis remontées parce que, ah bah si, en fait, c’était bien celui-là). Au passage, on va acheter un bretzel, parce que bon, faut pas abuser, il est midi et Tété s’est levée à 5h ce matin (pour Thérèse, hip hip hip !). Détour par le Wohnheim pour déjeuner, poser les affaires et nous voilà reparties pour une grosse après-midi à arpenter Berlin. Nos pas nous ont d’abord menées sur Ku’Damm, parce que Thérèse veut voir le KaDeWe. Puis détour par le Tiergarten pour une promenade des plus rafraîchissantes, lors de laquelle nos pas nous ont menées devant le château Bellevue (résidence du Président, NDLR). Retour au chaud, mais pas pour longtemps, car le Weihnachtsmarkt (marché de Noël) nous appelait. Je dois dire que c’était très joli, et on a testé la Bratwurst et le Glühwein (vin chaud) dans des mugs archi kitsch, source de beaucoup de blagues (t’en es où toi ? à un père Noël et demi…).
Puis nous décidons de prendre le bus jusqu’au café que j’avais sélectionné pour y prendre un verre dans la soirée. Un bus passe : « non t’inquiète Tété, c’est pas le nôtre, faut attednre encore ». Un deuxième. Et alors que Thérèse tentait de me réchauffer avec ses astuces de cheftaines, et tandis que nous chantions Santiano à pleine voix à l’arrêt de bus, Thérèse fait brusquement remarquer que bon, il devrait pas être déjà arrivé ? Ben si. Mais vérifications faites, il ne risque pas de passer, car… on a loupé le dernier à 5 minutes près… Donc ni une ni deux, nos deux aventurières frigorifiées (mais si, on a fait exprès de laisser passer 2 bus, c’est un test d’endurance) grimpent dans le bus suivant, et finissent par arriver malgré tout au café en question, qui était archi plein, mais où nous avons fini par trouver une petite place dans un coin.
Puis fin de la journée, retour au bercail, papotages puis dodo. Dimanche matin, nous voilà parties pour le quartier de Friedrichshain, à l’autre bout de Berlin, pour prendre un brunch. Nos pas devaient ensuite nous mener vers un marché aux puces, qui était en théorie juste à côté. On ne l’a jamais trouvé (renseignements pris auprès de ma collègue, on était à une rue près ; mais en même temps, on me dit Boxhagener Platz, j’ai tendance à chercher sur la Boxhagener Strasse, pas celle d’à côté.
Une jolie façade croisée au hasard de nos déambulations...
Bref, nous abandonnons, et décidons de prendre le bus jusqu’à notre prochain but, la Karl-Marx Strasse. Croyez-le ou pas, le bus n’est jamais venu… Donc re-frigorification, on prend le tram à la place, puis le U-Bahn, et on finit par arriver sur cette avenue, qui était en fait l’endroit où tous les hauts dignitaires de la Nomenklatura étaient logés. Impressionnant d’architecture stalinienne, je dirais… On l’a descendue jusqu’à Alexander Platz, et ensuite, direction Potsdamer Platz, pour aller visiter le musée Neue National Galerie, dont le bâtiment récent, en verre et acier noir, a été conçu par Mies van der Rohe, et qui comprend des peintures expressionnistes et abstraites, datant des années 20 et 30. Mais avant ça, il est important de souligner que nos deux aventurières n’ont pas pu se retenir de retomber en enfance, le temps d’une descente d’une piste enneigée sur une grosse bouée. Court, mais intense. Plus tard, Thérèse me confiera qu’elle n’aurait pas « osé y aller seule »…
Puis, pour terminer notre journée, j’ai fait découvrir le Kunsthaus Tacheles, dont j’ai déjà montré quelques photos au début de mon séjour. Il s’agit de ce grand magasin à l’abandon reconverti en squat, graffité jusque dans ses moindres recoins, et où des artistes originaux présentent leur travail.
Après une pause dans un café pour nous réchauffer, nous voilà rentrées chez moi, où après une bonne soupe, Thérèse fit la connaissance de quelques uns de mes voisins autour d’un bon thé indien.
Et le lundi était déjà là… Je partis travailler, laissant Thérèse faire la grasse matinée. Elle avait décidé de visiter la nouvelle synagogue, devant laquelle nous étions passées la veille, et qui nous avait interpellées par sa beauté. Mais intérieur décevant selon Thérèse. Après une pause déjeuner ensemble, je retournais à ma réunion pour faire une présentation, tandis que Tété décidait de visiter le musée de Charlie Checkpoint, situé à quelques centaines de mètres de Total, et que je lui avais recommandé. J’avais décidé de tenter de partir très tôt du boulot pour pouvoir la raccompagner à l’aéroport, mais la réunion en a décidé autrement, et le soir, Théréz dut rentrer seule en France, retrouver le lendemain ses tableurs Excel.
Mais j’ai passé un excellent week-end, les fous rires et les délires furent nombreux, et maintenant, je commence à compter les jours avant de rentrer. Je tiens ici à remercier mon calendrier de l’Avent, au bureau, qui m’aide à tenir en m’offrant un jour sur deux une dose de magnésium (Charlotte ayant droit aux jours pairs…).
Aujourd’hui, je ne vais pas écrire des lignes sur moi, mais je vais plutôt vous faire partager un article que j’ai lu sur un blog d’une irlandaise à Berlin, écrit en 2008 certes, mais qui traite un thème intemporel qui ne changera pas en quelques années : pourquoi les Allemands ne draguent pas. Pour ne pas être accusée de plagiat, je vous mets le lien sur lequel je l’ai copié : http://berlin.cafebabel.com/fr/post/2008/04/05/Warum-deutsche-Manner-nicht-flirten.
Et pour accompagner cette lecture, je vous propose d’écouter une chanson allemande à laquelle cet article m’a fait penser, « Aurélie » par le groupe Wir sind Helden (Nous sommes des héros), des paroles de laquelle je vous propose une traduction à la fin. La chanson traite du désespoir d’une Française en Allemagne qui ne comprend justement pas pourquoi les Allemands ne l’abordent pas, ni leur façon de flirter.
(désolée, je n'ai pas encore trouvé comment insérer un lecteur de musique dans l'article donc je ne peux vous proposer que la vidéo youtube)
"Je vis depuis un an en Allemagne. Pourtant les quelques mots injurieux imbibés d’alcool que j’ai reçus un soir sont à peu près la seule expérience qui aurait pu ressembler à une tentative d’approche. J’espère seulement qu’il ne s’agissait pas initialement d’une technique de drague. par Anna Patton (traduction: Sébastien Vannier)
Evidemment je serais prête à reconnaître que le problème vient de moi. En effet, je ne suis pas Angelina Jolie et je n’ai même pas de soutien-gorge rembourré. J’ai vraiment cru que c’était de ma faute. Jusqu’à ce que je me rende compte que je n’étais pas la seule à subir ce genre d’indifférence totale envers les charmes féminins.
Il apparaît même que, toutes les filles que je connais à Berlin souffrent du même désintérêt. Fiona qui habite depuis deux ans ici, n’était pas du tout surprise quand je lui ai fait part du fait qu’il était très difficile de rencontrer des hommes à Berlin : « C’est vrai – tu dois plus t’imposer – les Allemands ne font jamais le premier pas ». Carola m’a raconté qu’elle n’avait pas encore été draguée par un Allemand de toute sa vie : elle est Berlinoise. Les hommes ici ne tentent tout simplement pas de s’approcher.
Pourtant, encore une fois, je ne suis pas difficile. En effet, mes attentes se basent sur mes expériences avec la sympathique mais vaine culture anglo-irlandaise. Là-bas, le flirt ressemble rarement à plus qu’un mouvement maladroit vers l’élue au bar suivi d’un bégaiement incompréhensible. A des heures tardives de la nuit, une agression alcoolisée sur cette même fille au milieu de la piste de danse peut aussi se produire.
Mes rencontres intimes ont été jusque-là rarement romantiques ou mémorables (le sommet a été : « J’aime la façon dont la brise souffle dans tes cheveux » … nous étions à ce moment là dans le salon). Mais même ces paroles un peu niaises ou des gestes maladroits, si embarrassants que l’on est effrayé, donnent malgré tout l’impression de savoir à qui on a à faire. En Allemand, cet homme à l’air sérieux qui reste assis là pourrait être passionnément amoureux de toi et tu ne le sauras jamais.
Où est donc le problème ? Est-ce que les Allemands ne veulent pas draguer ? Ou ne sont-ils tout simplement pas capables de le faire ? Un genre de problème génétique – du style les Blancs ne savent pas rapper et les Européens ne savent pas danser ? Est-ce que l’apparition de l’étalon italien et du charmeur français il y a de cela des siècles a causé l’évolution de l’espèce allemande vers la direction opposée ? Une décision de Mère nature pour établir un équilibre pour les femmes en Europe ?
La réputation de l’incapacité des Allemands à draguer, et les anecdotes qui s’y rapportent, sont connues dans le monde entier. Les nombreuses « Flirt Schulen » et autres cours de drague situés en Allemagne ne feraient pas long feu dans les pays méditerranéens. Un rapport du Times Online compare les habitudes de drague dans différentes cultures. La conclusion était que les Allemands « voient la conquête d’une femme comme un sport extrême ». Il est clair que les Allemands ne s’intéressent pas trop à la prise de risque. Selon l’auteur de l’article, ils sont même victimes de « Venustraphobie » : la peur de parler aux belles femmes. Beaucoup pensent que cette crainte vient de l’émancipation massive de la gente féminine, qui aurait donc endossé le rôle du prédateur dans le jeu sexuel du chat et de la souris.
Ne serait-ce pas simplement le fait que les Allemands se comportent selon les règles que dicte la société ? Les Allemandes, dit-on, attendent des hommes de la retenue. Spiegel Online avait publié avant la Coupe du Monde de football en Allemagne en 2006 quelques conseils de drague pour les fans étrangers pour pouvoir réussir auprès des Allemandes. Selon l’article, les potentiels ambitieux devraient être prudents car même un simple « Hallo » (salut) serait trop direct. Dire « Hallo » ! Sommes-nous encore au 19e siècle ?
La station de radio Deutsche Welle, qui donne aussi des conseils aux étudiants du monde entier dans le domaine de la drague, appelle aussi à la prudence. En effet un « contact oculaire et un comportement correct » devrait rencontrer plus de succès qu’une « attitude exagérée de macho ». Il semble donc que la définition de la drague en allemande reste réduite à une rigidité impassible et dénuée de sentiment.
Pourquoi finalement les hommes ne draguent-ils pas ? Il s’agit, en partie, de s’adapter à certains standards : se faire siffler en tant que femme lorsqu’on se promène sur Unter den Linden serait sûrement exagéré. Mais je ne peux pas m’imagine que n’importe quelle Allemande aurait une raison valable pour être vexée en cas de tentative d’approche par un inconnu – il ne s’agit là que d’une excuse.
Il s’agirait plutôt du fait que les hommes ont peur du ridicule et c’est exactement le risque de la drague. Les Allemands n’aiment pas le risque. Ils aiment faire les choses de manière consciencieuse, et non pas spontanée ou irrationnelle. Oubliez les explications pseudo-génétiques ou culturelles. Les Allemands n’aiment tout simplement pas les sports à risque. »
"Aurélie" par Wir sind Helden
L'accent d'Aurélie est sans aucun doute très charmant Même lorsqu'elle garde le silence, on la distingue Elle ne lésine pas quant aux moyens d'attirer Ainsi ses cheveux sont comme la mer et couleur blé Et même chauve, chacun lui mangerait dans la main
Alors Aurélie ne comprend pas Chaque soir elle se demande Quand quelqu'un tombera-t-il amoureux de moi
[Refrain] x2 Mais Aurélie, cela ne fonctionne jamais ainsi Tu t'attends à trop de choses Les flirts allemands sont très subtils
Aurélie, les hommes t'aiment beaucoup Regarde dans la rue comme chacun regarde derrière lui Bien sûr tu ne le vois pas, car ils ne te sifflent pas Et si toi-même tu siffles, ils prennent la fuite Tu dois savoir qu'ici le moins amène souvent le plus
Hé Aurélie, en Allemagne l'amour a besoin de temps Ici on est seulement après plusieurs jours, prêt au premier pas Les semaines d'après on parlera Si on sent que les choses peuvent être approfondies Ensuite seulement on se rencontre quelque part
[Refrain] x2 Mais Aurélie, cela ne fonctionne jamais ainsi Tu t'attends à trop de choses Les flirts allemands sont très subtils
Aurélie tout n'est pas justement si facile
Ici les autres mots ont une toute autre signification Tout les garçons sont à tes pieds Voulant t'embrasser, te cajoler Mais tu ne le vois pas En effet ils parlent en même temps football
Hé Aurélie, tu dis que je dois t'expliquer Comment les Allemands dans le monde ont pu se reproduire Quand les fleurs et les abeilles à Berlin ne font que ricaner En occupant le diable à comprendre la pollinisation
[Refrain] x4 Mais Aurélie, cela ne fonctionne jamais ainsi Tu t'attends à trop de choses Les flirts allemands sont très subtils
Alors qu’à Berlin la nuit tombe de plus en plus tôt, que les passants rentrent chez eux en pressant le pas car il fait froid, que je me lance dans le shopping de pantalons plus chauds que mes jolis pantalons en lin, est arrivé un événement qui d’ordinaire ne trouble pas mon existence plus que de raison : Halloween. Quoi ! Mais tu fêtes cette pseudo-fête super commerciale, créée par le lobby des dentistes américains pour que les enfants deviennent leurs plus fidèles clients ? Eh bien, je dois dire que ma soirée d’hier fut mon meilleur (et peut-être le seul aussi, mais c’est accessoire) Halloween jusqu’ici. A 18 heures, voilà que ma voisine Ina me propose de l’accompagner à la citadelle de Spandau (quartier de Berlin situé à l’ouest du mien), où sont organisées des festivités pour Halloween. Curieuse, je l’accompagne, passant outre ses dents de vampire (même pas peur) et ses cheveux coiffés en sorcière. Moi, je vous le dis tout de suite, je n’étais pas déguisée (ouh là non ! pas mon truc ça). En revanche, un qui était déguisé, c’était son ami Chris. Alors là oui. Mais vraiment. Et sans vous faire poireauter plus avant, voici la photo de Chris déguisé :
Permettez-moi de vous dire qu’il a fait sensation. Dans le train pour y aller, dans la rue, partout tout le monde voulait être pris en photo avec lui. Surtout qu’il ne vous répondait que par des grognements flippants. Ce qui était très drôle, c’était de le voir poursuivre des petites filles déguisées en fées ou princesses dans la rue, qui hurlaient à moitié de peur et de rire (ouais, genre c’est un vrai… Même pas peur… euh…). Et le plus fou, c’est qu’il a gagné le prix du meilleur costume ! Bon, il faut dire que les notes étaient attribuées en fonction de l’intensité des cris du public, et qu’il avait dans la foule 3 fans avec des bons gosiers (Ina, son pote Korby -ouais, c’est son surnom, n’ayez crainte-, et moi). Bref, après avoir fêté ça en buvant du honey wine (pas mauvais, très sucré) et en mangeant une barbe à papa (ça faisait des années, pas pu résister), voilà les photos de cette soirée un peu surréaliste, où j’ai croisé des sorcières, des fantômes, des princesses, un maître Jedi, des trucs moches, deux policiers (ah non, ça c’étaient des vrais).
Faites de beaux rêves... Moi je vais me remettre de mon premier 1er novembre travaillé (ben ouais, Berlin est le Land avec le moins de jours feriés de toute l'Allemagne)...
Malgré le froid qui s’installe doucement sur Berlin, nous avons profité du Festival of Lights organisé chaque année à Berlin en octobre (site web pour les germanophones : http://www.festival-of-lights.de). Donc voilà quelques photos résultats de cette soirée !
Schloss Charlottenburg
Berliner Dom
Pariser Platz
Porte de Brandebourg
Reichstag (Parlement)
dimanche 10 octobre 2010
Me revoilà sur mon blog… Aujourd’hui je vais vous parler de Potsdam. Je l’avais déjà évoquée pas longtemps après mon arrivée à Berlin, quand je suis allée faire du vélo dans le pars du château de Sans Souci. Cette fois-ci, je suis allée plus loin et me voilà partie en compagnie de Pierre pour passer la journée dans cette belle ville qu’est Potsdam. Quelques photos supplémentaires de parc, avec de jolies perspectives, notamment avec l’automne qui est là et qui rougit les feuilles des arbres.
Je n’ai pas pu prendre de photos de l’intérieur du château, mais imaginez-vous Versailles, et vous ne serez pas loin de Potsdam. C’est un petit château à un étage, considéré comme le « joyau du rococo allemand », construit au milieu du XVIIIè siècle. Voltaire y passa 3 ans, de 1750 à 1753 ; on lui avait construit une chambre, où il n’a jamais dormi puisqu’ayant déjà quitté le château ; j’te jure hein…
Petite anecdote de mon guide du routard, sur l’origine de l’expression « travailler pour le roi de Prusse » (que je ne connaissais par ailleurs pas auparavant…) : elle est due à l’avarice de Frédéric-Guillaume, roi de 1713 à 1740 et grippe-sou notoire qui réduisit le train de vie de sa cour, retardant le paiement de la solde de ses soldats. Dernière chose : j’aurais dû venir habiter Berlin au XVIIIè siècle, tout le monde parlait français…
La porte de Brandenbourg de Potsdam, que des copiteurs et en plus, ça vaut pas celle de Berlin...
Ce dont je voudrais aussi vous parler concernant Potsdam est le quartier hollandais. Il doit son nom à la tentative de Frédéric-Guillaume Ier d’attirer des artisans néerlandais pour assécher les marécages en 1752. Il fit construire pour les séduire 134 maisons de style flamand. Ce fut un demi-échec, et ce sont surtout les artisans locaux et les soldats du roi qui en profitèrent. C’est un superbe quartier aujourd’hui, avec ses rues pavées, ses maisons à pignon, avec foule de petites échoppes artisanales originales, de cafés et de restaurants.
C’était vraiment un plaisir de s’y promener, et j’y ai fait l’acquisition de quelques petits cadeaux pour les frères et sœur, mais chut ! Je n’en dirai pas plus de peur que l’un d’entre eux ne lise ce blog avant que je ne rentre la semaine prochaine. Car oui, je rentre le week-end prochain à Paris, et je suis vraiment contente de revoir tout le monde.
Voici également une photo qui vous dira bien vite ce que j’ai fait hier :
de gauche à droite : Fabian, Ina, moi, Daniela, Aleksandra
Je reviens vous raconter ma vie mais il n’y aura malheureusement pas de photos…
Le week-end dernier, je suis allée avec Fabian, un voisin, au marché aux puces de Mauerpark, que je n’avais pas encore testé. Sachant que je ne suis jamais allée aux puces à Paris, c’était assez marrant. On trouve vraiment des trucs improbables, des meubles déglingués, des photos en noir en blanc qui ont 50 ans, des fringues bien sûr, on a aussi vu des téléphones qui avaient bien 30 ans, colorés et rétro, c’était sympa. On est tombés sur des DVD, et là, qu’est-ce que je vois ? Cyrano de Bergerac, avec Gérard Depardieu ! J’ai expliqué à Fabian que ce film était assez connu en France, et surtout que vu que j’ai joué dans cette pièce il y a un an et demi (déjà !), cette pièce avait une valeur particulière pour moi. Du coup, il a acheté le DVD, curieux, et on l’a regardé ensemble en rentrant, mais malheureusement, ce fut en allemand sous-titré allemand (eh oui, pas de sous-titres français…). Les traducteurs avaient néanmoins fait l’effort de faire rimer les passages importants, mais malgré tout, Depardieu allemand avait une voix bizarre et je préfère nettement la version française ! Mais Fabian ne parlant pas français…
Et hier, j’ai testé quelque chose qui ne correspond à la base pas, mais alors pas du tout à ma personnalité ! J’ai passé ma journée avec Daniela dans son labo (elle prépare un doctorat en biologie), à l’hôpital de la Charité à côté de la Hauptbahnhof (la gare). J’ai joué l’assistante, et j’ai fait des trucs que je n’aurais jamais cru faire un jour, moi qui étudie en école de commerce… J’ai commencé par faire joujou avec des cultures de bactéries dans des tubes, puis on les a cassées à l’aide d’ultra-sons (cache-oreilles obligatoires) pour en retirer les protéines, et on a ensuite préparé des p’tits tubes de 2 mL, et après avoir placés nos bactéries dans une énorme centrifugeuse, on a passé plus d’une heure en chambre froide (oui, j’avais froid) à bidouiller des trucs (ne me demandez pas quoi), à passer des liquides à travers du cobalt et du nickel, et à remplir de façon très méthodiques nos petits tubes. Je n’ai évidemment pas tout suivi de ce que nous avons fait, mais c’était marrant même si je ne ferais pas ça tous les jours. Entre autres raisons parce que ces bactéries puaient, alors que Daniela s’obstinait à me dire que non, pas du tout, elle ne voit pas de quoi je veux parler…
Le soir, j’ai retrouvé ma copine Sandy et on est allées avec une autre Française, infographiste qui vient d’arriver à Berlin, à Mehringdamm dans le quartier de Kreuzberg. Geoffroy, si tu lis ces lignes, il FAUT que tu reviennes à Berlin, je t’ai trouvé le bar parfait ! J’ai vu un type se balader avec une moustache faite de paillettes et personne à part moi n’avait l’air de trouver ça bizarre… Puis on a testé ce qui est supposé être le meilleur Kebab de Berlin : une toute petite bicoque au milieu du trottoir, avec 15 minutes de queue. Ce kebab s’appelait Mustapha, et je dois dire que le Döner que j’ai mangé était bon, après je ne sais pas s’il était effectivement le meilleur de Berlin ! C’était le premier que je mangeais depuis que je suis ici ; j’en ai mangé avec Thérèse et Justine à Heidelberg il y a un an, et un avec Julie à Berlin il y a un an, donc je ne suis pas l’experte es kebab…
Et j’ai aussi une grande nouvelle ! Je ne suis désormais plus l’unique Française de ce Wohnheim, puisque nous avons un autre Français, Albert, dans le couloir (et on ne rit pas). Il a 19 ans je crois et fait des études de musique ici. Il joue du violon depuis 15 ans, et nous avons eu le plaisir de tous l’entendre avant de faire sa connaissance. Je n’ai pas encore eu trop le loisir de discuter avec lui, mais peut-être se joindra-t-il à nous un soir dans la cuisine ?
Aujourd’hui, opération grand nettoyage dans ma chambre, et en théorie, je devrais être en train d’écrire des lettres de motivation pour mon prochain stage, mais je me demandais : si on n’est pas motivé pour écrire des lettres de motivation, ça se sentira dans la lettre non ? Donc du coup, je reporte depuis ce matin, en attendant la motivation… Je suis allée observer Fabian faire des French toasts (pain perdu) dans la cuisine, et j’ai goûté au passage (ben ouais, je lui ai tenu compagnie, alors je mérite un dû). Et le soleil, qui est là pour une fois, m’appelle donc j’ai bien envie d’aller me poser sur un banc pour bouquiner…
Bon je pensais ne pas avoir grand-chose à raconter, mais finalement, voici les deux trois nouvelles d’ici… Au boulot, tout va bien, même si la préparation de la Sicherheitskonferenz (Safety Conference) de Total qui a lieu le 23, commence à légèrement m’énerver. Inscription des participants en retard, commande de clés usb, stylos TOTAL (trop beaux au passage), de bloc notes etc, réservation de bus, répondre aux e-mails, traduction de l’agenda de l’allemand vers l’anglais… Je joue un peu à l’assistante de Hebenstreit, et ça ne m’use pas trop les neurones comme travail, mais dans le fond, c’est marrant et le 23 septembre, je jouerai aussi à l’hôtesse d’accueil en tailleur pour accueillir les 100 participants et leur distribuer leurs pochettes surprise (constituée entre autres des choses sus-dites). Et avec Loïc, il m’a lancée dans un nouveau projet qui lui, m’occupe pas mal le cerveau donc c’est pas mal même si je sens que ça va m’occuper un certain temps… Pas facile, avec (bien évidemment sinon c’est pas drôle) des tableaux de données Excel grands comme ça, et même encore plus…
Bref, tout va pour le mieux et j’attends avec impatience le début de la saison de patinage (le 9 octobre) pour aller chausser mes patins et les tester sur la patinoire en plein air de 1800m² qui est dans mon quartier ! On a déjà prévu une sortie entre voisins et je pense que certains, débutants, vont bien me faire rire ! J’espère juste que le temps ne sera pas trop mauvais, et que je n’aurai pas tout oublié ! Sinon je vais avoir l’air de quoi moi :-)